Biographie
Bibliographie
Extraits
Animations
Spécialité : Roman, nouvelles
Blog : mortadunkerque.blogspirit.com
Description
J’ai déjà du mal à raconter la vie des autres alors la mienne. Bon essayons quand même.
Je suis né il y a exactement (ou pas loin) quarante ans en région parisienne. Autant dire que je suis un nordiste d’adoption seulement. Depuis peu qui plus est puisque je me suis installé dans la région, à Dunkerque plus exactement, en 2002. Mais est-ce le temps qui créé l’attachement ? Avant cela, j’avais séjourné sous d’autres cieux. Sur l’île de la Réunion pour être précis. Voilà pour ce qui est de la géographie. Concernant l’histoire, il n’y a pas grand-chose à dire. C’est d’ailleurs pourquoi j’en écris, des histoires. Après des études de Lettres à la Sorbonne, j’ai embrassé la seule véritable carrière à laquelle prépare cette vénérable institution : l’enseignement. Profession que j’exerce encore à l’heure actuelle, la vente de mon roman ne me permettant pas de vivre (encore ?) de mes droits d’auteur. Que vous dire d’autre Sinon que je suis un homme comme tout le monde ? Et je le prouve. Je suis marié (ou tout comme), père (ou tout comme aussi) d’une petite fille de 12 ans. Comme tout le monde, j’aime la musique (surtout la vieille, celle des années 80, quand j’étais jeune). Quand je ne l’écoute pas, j’ai l’audace de la massacrer, gratouillant (j’ai bien cherché, il n’y pas d’autres mots) à l’occasion ma guitare, au fond de laquelle j’ai enfoui mes antiques prétentions de rock star. Comme tout le monde encore, j’adore le foot. Cela remonte encore plus loin que la musique quand mes rêves de gloire s’étalaient sur les rectangles verts. Comme tout le monde enfin, j’aime voyager, avec une prédilection pour les longs courriers. Ce qui m’a déjà permis de visiter l’Afrique du Sud, la Chine, le Mexique, entre autres.
Vous voyez, je n’avais pas menti.
Projet
Toujours le même, la réalisation de mon prochain roman.
Auteur de chevet
Sans hésiter, Céline.
Découvrir des livres :
Partant du principe qu’on ne parle bien que de ce qu’on connaît, je dirais Mort à Dunkerque de Christophe Lecoules.
Après, s’il s’agit de pouvez-vous en parler maintenant ? Je me bornerai à vous citer in extenso la lettre d’accompagnement jointe au manuscrit que j’avais adressé à mon éditeur. Ne voyez pas là malice ni paresse de ma part mais je pense que cela résume assez bien le livre (et son esprit). Le fait que le directeur de collection l’ait retenue comme accroche en quatrième de couverture m’invite à le croire, en tout cas :
Si les personnages se mettent à donner leur avis, où va-t-on ? C’est ce qu’en substance essaie de faire comprendre l’auteur d’Anatomie du policier à son héros, Francis-Rosette, détective privé de son état, chargé d’élucider le mystère entourant la mort d’un grand éditeur du Nord de la France.
Commandité par la femme du principal suspect, l’enquêteur ne va pas tarder à s’enliser dans les marécages d’une intrigue aussi trouble que les eaux du port dans lesquelles on repêche la voiture de la victime.
A mesure que l’enquête progresse, l’histoire semble s’élaborer sous nos yeux, comme si le lecteur pénétrait l’intimité du récit, assistant à sa construction, son élaboration, y participant presque.
A la manière d’un metteur en scène dirigeant son acteur, l’auteur relate, en effet, à la seconde personne les errances de son personnage cherchant à mettre à nue la vérité, comme le récit lui-même cherche à montrer l’envers du décor, les dessous de l’intrigue, l’anatomie d’un roman policier, en quelque sorte.
Mort à Dunkerque, Ravet-Anceau, juin 2006.
Extrait de Mort à Dunkerque
C’est vrai que tu n’as jamais trop aimé ça, te promener à poils. T’exhiber dans ton plus simple appareil. Même chez toi, les volets tirés, à l’abri des regards, tu as toujours ressenti comme un malaise. Pudibonderie congénitale ? Résidu d’éducation puritaine ? Un subtil mélange des deux, sans doute. Question d’esthétique surtout. C’est bête à dire mais tu ne trouves pas ça beau, un mâle en costume originel. Non pas que tu en aies croisé des tonnes, mais le peu qu’il t’a été donné de voir, à commencer par toi, même du temps où tu ne traînais pas cette brioche, ça t’a toujours soulevé le cœur.
Dans la mesure du possible, tu évites donc de déambuler en tenue d’Adam, t’efforces, même dans le confort douillet de ton quotidien, de garder un certain standing. Et quand tu ne peux pas faire autrement, tu prends toujours soin d’éviter le miroir qui te renvoie de profil la courbe disgracieuse de ton ventre, cette vagabonde pilosité qui n’appartient qu’à ton espèce. Ce ridicule appendice surtout sur l’utilité duquel, à mesure que le temps passe, tu ne cesses de t’interroger.
On pourrait toujours dire qu’aujourd’hui c’est particulier. Que tu es sorti de la douche chaude et apaisante comme d’un ventre maternel et que tu as eu l’impression de venir à la vie. De naître, d’une certaine manière. C’est ça. Une naissance. Celle d’un joli poupon d’un mètre quatre-vingt cinq, velu comme un singe qui se découvre tout à coup dans le reflet de sa nudité primitive. Tout le monde aimerait croire à cette histoire. Toi le premier. La vérité, hélas, est plus terre-à-terre. La vraie raison c’est que tu as oublié ton caleçon dans la commode de la chambre et que tu as dû traverser le couloir les fesses à l’air pour aller le chercher. A présent, te voilà devant ta glace à t’observer, te détailler sous toutes les coutures. Contemplant les moindres détails de cette imparfaite anatomie. Il n’y a pas si longtemps encore, tu aurais prestement caché cette nudité honteuse que tu ne saurais voir qu’avec dégoût. Mais, outre la curiosité malsaine qui t’étreins ce matin, tu hésites encore sur la tenue à adopter.
Ateliers (d’écriture…)
Lectures
Tables rondes et débats
Rencontres avec des groupes d’enfants (scolaires…)
Rencontres avec des groupes d’adultes en formation
Rencontres en milieu pénitentiaire
Salons
Festivals
Commentaire
Ateliers d’écriture : Pourquoi pas ?
Lectures : oui
Tables rondes et débats : oui
Rencontres avec des groupes d’enfants (scolaires…) : oui (j’ai d’ailleurs participé déjà à deux rencontres de ce type (le troisième ?)
Rencontres avec des groupes d’adultes en formation : oui
Rencontres en milieu pénitentiaire : Si on me promet que je pourrai ressortir.
Salons : oui (j’ai déjà participé à plusieurs salons)
Festivals : oui




